Histoire au collège

L’enseignement de l’histoire au collège vise

-       à consolider, élargir et approfondir la culture historique commune des élèves qui doit leur permettre de comprendre le monde dans lequel ils vivent : connaissance de documents et d’œuvres majeures du passé, de grands événements, de grands personnages; découverte de la diversité des civilisations et des regards sur le monde ; reconnaissance dans le monde d’aujourd’hui des traces matérielles et idéelles du passé ; compréhension des valeurs de la démocratie.

-          à leur faire acquérir une formation intellectuelle fondée sur des capacités travaillées tout au long de la scolarité obligatoire :

  • acquisition et utilisation de repères historiques porteurs de sens, qui ancrent l’action humaine dans le temps ;
  • acquisition et utilisation d’un vocabulaire et de notions spécifiques ;
  • pratique et examen critique des différentes sources du savoir historique (identification, contextualisation, extraction des informations ou idées essentielles, confrontation avec d’autres sources…)
  • utilisation des technologies de l’information et de la communication pour ce travail documentaire chaque fois que possible ;
  • maîtrise progressive de la construction d’un récit historique, à l’écrit et à l’oral, depuis ses formes les plus élémentaires (quelques phrases), jusqu’à des développements plus élaborés intégrant des éléments explicatifs et démonstratifs.

Cette culture historique commune et cette formation intellectuelle sont liées à une finalité civique : elles préparent les jeunes gens à vivre libres dans une société libre.

Pour atteindre ces objectifs, les programmes répondent à un certain nombre d’impératifs :

  • Ils respectent un ordre chronologique sans traiter pour autant l’intégralité du déroulement chronologique. Les entrées dans les thèmes permettent d’éviter le piège de l’exhaustivité et leur mise en perspective permet de fixer les repères fondamentaux du thème.
  • Ils prennent en compte des questions majeures pour notre société : La part de l’histoire nationale est fondamentale. L’histoire de l’Europe est aussi présente avec des possibilités d’une véritable vue d’ensemble. Les apports successifs de l’immigration sont étudiés. Des ouvertures sur l’histoire extra-européenne sont prévues. L’histoire des traites et de l’esclavage est replacée dans la durée. La place est faite à l’enseignement des faits religieux, en les rattachant à l’étude des contextes dans lesquels ils se sont développés afin de mieux en comprendre les fondements.
  • Ils veillent à l’équilibre entre les différents champs de l’histoire : histoire économique et sociale, histoire politique et histoire culturelle, au sein de laquelle l’histoire des arts tient une place particulièrement importante.